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Sites,
Sex & Surf (3/5) : Le cyber-voyeurisme
Des
photos aux vidéos très, très chaudes, en passant par
le voyeurisme et le sado-masochisme, le cul fait partie intégrante
du paysage de la Toile. Si l’on en parle, tous les esprits puritains et
ligues de vertus nous encensent de critiques. Et si l’on s’abstient d’en
parler, on nie une réalité, reléguant à nouveau
le sexe à quatre lettres tabous.
Alors
cessons de jouer les ‘saintes-nitouches’ ! Depuis que le monde est monde,
l’Homme aime jouir d’un spectacle interdit. Simple curiosité ou
déviance sexuelle, « mater » est un fantasme universel
voire même un instinct humain chez les hommes comme chez les femmes.
Le
sexe via Internet est ainsi une porte ouverte à tous les fantasmes
du genre humain, des plus classiques aux plus pervers. Tout simplement
parce que enfant de bohème, le sexe échappe aux normes mondiales.
Il se sert de la Toile pour affirmer ses mille et un aspects.
Les
temps changent et avec nos perversions. Mais, finalement, du trou de la
serrure à la webcam en passant par les journaux intimes, le dénominateur
commun reste ce sentiment d’interdit qui émoustille les sens, cette
satisfaction d’être le voyeur. Et qui dit voyeur dit également
exhibitionniste.
Certain(e)s
se dévoilent dans un besoin de partager au jour le jour les détails
croustillants de leur vie (surtout amoureuse). Du puceau timide à
la prétendue bête de sexe, de l’enamouré lourdé
à l’apprenti polygame, il n’y a là rien de très
‘hard’, tout au plus de la provoc’ laissant pénétrer l’autre
dans son intimité et surtout exaltant son imagination du pouvoir
des mots.
La
grande déferlante passe avant tout par le nouveau regard du voyeur
qu’est la webcam. Et quand le son et la vidéo s’en mêlent,
le scénario devient chaud. Les webcams pour adultes ont envahi la
pla-net, réunissant sur un même site un internaute voyeur
(un parmi quelques millions) et un (une) exhibitionniste. « Le spectacle
est total, un huis clos en sons et lumières, de l’interdit au grand
jour, du secret dévoilé, de la vie violée… Stupéfaction
! …je reste sans voix devant ces images qui réveillent mes instincts
voyeurs et font resurgir de vieux fantasmes d’homme invisible et de passe
muraille ! » Tel est le dessein du voyeurisme high-tech : exciter
par la vue de l’interdit que ce soit pour des actes banals comme voir une
femme sous la douche ou en plein exercice masturbatoire.
Quoiqu’en
disent les fouteurs de troubles, ces webcams n’ont rien d’indiscrètes.
A l’instar du voyeur qui veut voir sans être vu, les ‘girls cams’,
veulent être vues sans voir qui les regarde. Elles aspirent à
être mâtées dans leur salle de bain ou leur chambre
seule ou en compagnie. Solistes de l’exhib’, elles prennent leur pied dans
l’aspect inaccessible. Elles s’offrent au regard uniquement, attisant le
désir de milliers d’hommes.
Pour
le voyeur, l’effet est jouissif … également au niveau de la bourse
(oups ! ! ! a pô fait exprès !). Car seules certaines rubriques
(généralement très soft) sont gratuites. La carotte
pour vous inciter à pénétrer au cœur du site et donc
sortir la carte bleue ! Et pour ceux qui pensent que la transaction est
virtuelle… Que nenni ! !
Il
est certain que les accros du cybersexe n’ont nul besoin d’un tel dossier
pour savoir sur quel site regarder la lune (d’une jeune et belle allumeuse
…) et se sont déjà connectés là où on
ne les guidera pas !
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