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Sites,
Sex & Surf (4/5) : X-Business
Destinés
à alimenter les pulsions des voyeurs patentés ou assumés,
les sites X développent et entretiennent une dépendance à
l’exhibitionnisme et/ou au voyeurisme. Et comme toute drogue, l’effet est
également jouissif au niveau du porte-monnaie.
Les
sites gratuits existent mais ils deviennent rapidement trop soft pour les
accros du cybersexe. Pour assouvir cette soif de sexe et pénétrer
dans l’antre des sites, il faut tôt ou tard passer à la caisse
! Selon les sites, la consultation est réglable mensuellement ou
à la durée. Enfin, quoiqu’il en soit, l’utilisateur déboursera
avec sa carte de crédit ou selon le système ‘à crédit’,
‘sans carte bleue’ qui semble virtuel. Mais que nenni ! ! La transaction
est belle et bien réelle sur la facture de téléphone!
Avec une moyenne de 1 Euro la minute, ce petit plaisir fait rapidement
un trou dans le budget !
Et
dans le pire des scénarios - malheureusement très fréquent
- notre surfeur désargenté atterrit chez les ‘sexoliques’
anonymes pour une bonne cure de désintox’ : privation totale de
webcam !
Quoiqu’il
en soit, cet argent n’est pas perdu pour tout le monde. Et comme on dit,
l’infortune des uns fait la fortune des autres ! Le sexe attire et les
entrepreneurs l’ont très bien compris. Entre les professionnels
du porno et les amateurs du fantasme, les pages Web, les forums et les
salons de discussion en temps réel ont, dès l’origine, fleuris
sur la Toile, préfigurant une ruée vers l’or…gasme virtuel.
Le
sexe paie…et plutôt bien. Mais la concurrence est rude. Quelques
grands sites génèrent des revenus supérieurs à
plusieurs milliards de dollars ! Mais au-delà de ces quelques privilégiés
(car mondiaux et incontournables) existent des milliers de sites qui, bon
an mal an, vivent confortablement de leur milliers de dollars tandis que
certains particuliers arrondissent leurs fins de mois.
Pour
attirer le chaland, les sites redoublent d’imagination. Il y a la publicité
tapageuse et omniprésente sur les sites ou sur une bonne partie
des spams (ces messages non sollicités qui encombrent les boîtes
aux lettres). Mais finalement, quoi de plus efficace que de tromper les
moteurs de recherche ? Une tricherie très répandue qui permet
d’attirer un innocent internaute, cherchant des renseignements concernant
la belle Laetitia Casta, sur un site dont le contenu ne laisse place à
aucune ambiguïté. Finalement, il se retrouve piégé
dans une véritable nasse de pop-up s’ouvrant en rafale. Tous les
moyens sont bons pour récupérer quelques nouveaux clients
!
La
presse traditionnelle jette l’anathème sur le Net : vaste réseau
de perversion, prostitution,… Et pourtant, ce sont ces mêmes médias
qui, sous des couvertures dénudées aux sérieux arguments
et titres toujours plus racoleurs, font grimper le thermomètre…des
ventes. Au sommaire, une surenchère de dossiers alléchants
: « Les 100 filles les plus sexy de l’année », «
100% sexe », « L’exhibitionnisme » ou encore «
La sodomie sans tabou : ». Côté pub, idem. Les codes
sadomaso, exhib’, homo ou fétichistes transgressent les derniers
tabous.
Dans
ce contexte ‘porteur’, le Net lui aussi s’en donne à cœur joie.
Le cul fait partie intégrante du paysage, plus rien n’offusque personne
alors pourquoi le Web ? Théoriquement, il offre la liberté
de consulter ou non un site à caractère pornographique. Mais
dans la réalité, même avec la meilleure volonté
et une libido papale, il est impossible de ne pas se retrouver un jour
sur un site X.
Certains
s’insurgeront contre ces tendances voyeuristes et exhibitionnistes, criant
à la perversion et l’obsession.
«
L’internet est le repère de pervers’ » Tel est le raccourci
asséné par les médias grand public. Certes, le Web
ne peut se vanter d’être un exemple de vertu mais l’Homme a-t-il
réellement attendu le Net pour dévoiler sa perversion ? !
La question ne se pose même pas. Les siècles passés,
la littérature et écrits divers en témoignent.
Toutefois,
comme dans toutes choses, il ne faut pas outrepasser certaines limites…
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