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En
conclusion… (5/5) : Sites, Sex & Surf
«
Tout, vous saurez tout sur le zizi … » chantait joyeusement Pierre
Perret. Refrain qui, vingt ans en arrière, heurtait les morales.
Et pourtant, quoi de plus normal que de parler de ce qui est au centre
de la vie, de ce qui engendre le grand cycle de la Vie ? Fruit défendu
il était, fruit du pêcher il est devenu. On tait le mot, on
se cache, on porte le poids de la honte.
Ces
quatre lettres anodines se chuchotent de peur de heurter la morale car
l’Homme, la Société, ont sali son sens en faisant du sexe
un véritable commerce. Notre génération connaît
déjà les revues, les cinémas, les vidéos à
caractère pornographique, et maintenant, Internet, que beaucoup
assèneront de raccourcis faciles tels celui de « repaire de
pervers » . Mais si l’on réfléchit bien : est-ce si
différent des siècles passés ? Je ne le crois pas.
Le fonds est toujours le même, empreint d’une même ‘perversion’.
Seule la forme diffère du fait des avancées technologiques.
L’imprimerie,
la radio, la télévision, etc., tous les grands supports médiatiques,
les avancées effraient et deviennent la cible de détracteurs,
de rumeurs montées en épingle. Il aurait été
surprenant qu’internet, cette immense vitrine mondiale désordonnée,
échappe à ce schéma ! Médias traditionnels
et puritains de tout poil crient au loup. Vade Retro Internet, lui qui
« véhicule le stupre et la fornication, qui abrite des filous,
menace nos femmes et nos enfants. »
La
dérive médiatique a rapidement mis le feu aux poudres alimentant
les rumeurs et la peur. Pourquoi, alors aujourd’hui, paraître crier
avec les inquiets ? Pour mieux vous rassurer, cher internaute !
Internet
n’est finalement que le reflet de nos tendances, de nos mentalités.
Les verrous sautent un à un, transgressant les derniers interdits
et avec, s’ouvre la voie du ‘tout est permis’. Mais comme dans toutes choses,
il existe des limites, celles imposées par la morale et le respect
d’autrui.
Dire
que les ‘réalités dévoilées’ et les ‘risques’
encourus sur la Toile se résument à ceux de la vie de tous
les jours n’est pas tout à fait faux. Plus insidieusement peut-être.
Car sur Internet, les risques se diluent dans un brouillard diffus à
l’échelle internationale et souvent s’excipent d’une honorabilité
de façade. Ainsi, pédophiles, zoophiles, réseaux de
prostitution se sont pour la plupart concentrés sur le WWW pour
s’adonner à leurs escapades sexuelles. Si certains sites à
caractère pédo-pornographiques sont accessibles depuis des
moteurs de recherche, ceux-ci restent peu nombreux et encore faut-il les
chercher. Néanmoins, il ne faut pas nier la face cachée,
ces coins réservés aux initiés, tissant une véritable
toile de sites aux contenus des plus sordides.
Il
n’existe pas, à l’heure actuelle, une autorité d’envergure
internationale capable de réguler et de contrôler efficacement
le monde virtuel. Aussi est-il important de connaître la réalité
d’une cyber-criminalité, de rester vigilent et surtout faites preuve
d’esprit critique - même auprès d’associations spécialisées
– sans toutefois sombrer dans une véritable psychose !
Essence
même de la beauté ou de la laideur humaine, le sexe reste
un thème délicat. Si l’on en parle, les esprits puritains
nous encensent de critiques et nous accusent de menées commerciales
aguicheuses. Et si l’on s’abstient, on nie une réalité, reléguant
à nouveau le sexe à quatre lettres tabous. Publier une série
de dossiers traitant du sexe sur le Net me tenait à cœur. Car finalement
dans cette atmosphère de libéralisation à outrance,
le sexe devient ‘sale’. Aussi, me semblait-il important, notamment pour
la jeune génération, d’aborder le sexe sous toutes ses formes,
sans fioritures ni tabous, avec réalisme, avec des termes parfois
choquant. Mais si l’on veut lever les tabous, la honte, la culpabilité,
il faut commencer par dire les choses telles qu’elles sont.
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